L’émergence d’une finance plus responsable

L’émergence d’une finance plus responsable

Depuis quelques années, entreprises et investisseurs ont décidé de financer des projets plus responsables. C’est l’émergence des leviers de financement « vertueux ». Explications.

Vers des finances plus « vertes »

D’après un magazine de la finance, les leviers de financement responsables séduisent de plus en plus d’investisseurs et de sociétés. Bien que sur le marché actuel, la part des obligations vertes soit faible, elle tend à se développer grandement dans les années qui viennent.

En effet, beaucoup de grandes marques ont déjà déclaré qu’elles ne financeraient plus des projets liés au charbon. De plus, les grands gérants d’actifs ont lancé des fonds relatifs aux obligations vertes. Ces changements de comportement des sociétés sont des indicateurs importants qui montrent bien que le secteur des finances se tourne vers des actions plus responsables.

L’importance des émissions obligatoires

C’est depuis 2012 que les sociétés suivent l’initiative des organismes publics, comme la Banque mondiale, en émettant des obligations socialement responsables. Il s’agit des ISR (investissements socialement responsables). Par exemple, la société Air Liquide, une entreprise productrice de gaz industriels, avait à l’époque financé les achats de prestataires de santé à domicile à hauteur de 500 millions d’euros.

L’agence de notation Vigeo qui évalue les sociétés sur plusieurs critères environnementaux ou sociaux avait d’ailleurs apporté une notation spéciale aux émissions obligatoires ISR au groupe pour l’étude de son activité santé à domicile. Grâce à cette émission, le groupe a pu être repéré par un fonds d’investissement scandinave. Autrement dit, la société a par la suite diversifié ses sources de financement.

Vers des engagements doubles

Depuis 2012, beaucoup d’autres entreprises ont émis des obligations vertes. Ces dernières sont dédiées principalement aux investissements dans le secteur de l’environnement et de l’énergie. En outre, des sociétés telles qu’EDF, Engie ou la SNCF se sont mis à émettre ce genre d’obligation. Par exemple, chez l’entreprise qui gère les infrastructures de voies ferrées, cinq émissions d’obligations vertes ont été établies pour 5,4 milliards d’euros. Ceci a d’ailleurs permis au groupe d’être classé 7ème émetteur mondial d’ISR.

La dernière émission s’est élevée à 100 millions d’euros et cela sur 100 ans. En général, une dette sur un temps si long ne permet pas d’attendre la durée initiale de l’engagement pour être remboursée avec anticipation. Et c’est ce qui est prévu dans les contrats signés par le groupe.

En conclusion, c’est une prise de conscience générale sur le besoin de protéger notre environnement qui est à l’œuvre depuis quelques années. Et avec la récente crise sanitaire, économique et sociale, au-delà des entreprises, c’est toute la population qui souhaite revoir sa façon de consommer.

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